IRE Fleurus : ECOLO veut la transparence totale

IRE Fleurus : ECOLO veut la transparence totale

Comme le révèle le quotidien L’Echo dans ses colonnes ce 12 décembre, depuis 1971, l’Institut national des Radioéléments (IRE) stocke des déchets nucléaires qui n’ont jamais été évacués. La limite légale de stockage a été atteinte et sur base de plusieurs dérogations de l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN), elle a pu être dépassée.

Pourtant, ces dérogations n’ont fait que repousser le problème et aujourd’hui, c’est la Cour des Comptes qui rejoint certaines préoccupations des écologistes en la matière : “L’accumulation des matières irradiées sur le site de Fleurus risque de mettre en péril la continuité de l’exploitation”, affirme-t-elle. En effet, dès la fin de l’année 2019, la capacité administrative autorisée sur le site sera de nouveau atteinte, et en 2021 c’est le seuil de la capacité physique d’entreposage qui sera franchi.

Pour ECOLO, cette problématique pose, au delà de l’aspect économique, plusieurs questions de transparence et de sécurité environnementale :

Quid de l’évacuation des quatre containers spéciaux contenant de l’uranium irradié sachant que le projet de les envoyer à Mol relève à ce stade d’une douce utopie ?

De quel volume de déchets parle-t-on aujourd’hui ? Il est absolument nécessaire que la transparence puisse être faite sur cette information et sur l’attitude de l’AFCN concernant d’éventuelles nouvelles dérogations par rapport aux normes légales. La transparence nucléaire n’est décidément pas encore à l’ordre du jour, plus on en parle, moins on la voit.

ECOLO, par la voix de Jean-Marc NOLLET, député fédéral, interpellera le Ministre de l’Intérieur sur ces deux questions. Par ailleurs, dans les conseils communaux concernés et à la province, ECOLO demandera des garanties solides quant aux solutions structurelles envisagées par l’IRE pour l’évacuation de ces déchets.

Les écologistes continueront à être vigilants sur cette question de sécurité publique élémentaire.

Les Coprésidents Régionaux Ecolo Charleroi Métropole

Marine Biset, Christophe Cornu et Aubry Mairiaux

CETB Champ de Beaumont : une ineptie environnementale pour Ecolo

CETB Champ de Beaumont : une ineptie environnementale pour Ecolo

ECOLO a pris acte avec stupeur du feu vert accordé par l’administration wallonne à la prolongation de l’exploitation de la décharge de Monceau (CETB).

Il faut rappeler que ce dossier empoisonne littéralement la vie des riverains depuis plus de 20 ans. En plus des nuisances sonores et odorantes se pose la question des risques pour la santé et l’environnement. La poussière produite par l’activité représente un risque majeur pour la qualité de l’air et la santé des riverains au niveau de certaines particules toxiques. Les constats ne sont guère plus réconfortants en ce qui concerne la qualité des eaux puisque la décharge est située sur un versant de la vallée d’un ruisseau. 

Pire, aujourd’hui, le nouveau permis prévoit une augmentation du volume d’enfouissement permettant de doubler le volume actuel : 5.500.000 m³ contre 2.950.000 m³ aujourd’hui ! Pour rappel, le bureau CSD, auteur de l’Étude d’Incidence sur l’Environnement (EIE) pour le site de Monceau, recommandait par exemple de limiter la capacité d’enfouissement à 1.650.000 m³. 

ECOLO se félicite que des recours aient été déposés auprès du Ministre en charge de l’environnement, dans les communes de Charleroi et Courcelles avec l’appui des élus écologistes en place. Quant au groupe Ecolo au Parlement Wallon, il interpellera le Ministre Di Antonio sur la question tout prochainement afin de l’inviter à tenir compte de la mobilisation locale contre ce projet.

En conclusion, ce nouveau permis d’exploitation va totalement à l’opposé du projet durable que nous entendons défendre pour la Région de Charleroi. ECOLO restera extrêmement vigilant afin que l’exploitation de ce site cesse au plus vite dans l’intérêt des riverains et de l’environnement de notre région.

Coprésidents Régionaux

Marine Biset, Christophe Cornu et Aubry Mairiaux

Ecolo lance « son » Charleroi Métropole

Ecolo lance « son » Charleroi Métropole

Coup de neuf chez Ecolo.

Pour répondre à la fusion des circonscriptions dans le Hainaut, les écologistes locaux ont décidé de fusionner leurs régionales.

Exit donc les Régionales Ecolo de Charleroi et de Thuin :  Ecolo Charleroi Métropole est née !

L’équipe des coprésidents fait également peau neuve avec l’intégration de Marine Biset, ex coprésidente régionale de Thuin. Elle restera épaulée par Christophe Cornu et Aubry Mairiaux, eux mêmes, ex coprésidents régionaux de Charleroi.

Voeux 2018 : Que Charleroi devienne enfin une métropole culturelle subsidiée justement et accessible en soirée !

Voeux 2018 : Que Charleroi devienne enfin une métropole culturelle subsidiée justement et accessible en soirée !

Introduction

Le présent dossier de presse se place dans la foulée de notre Ecolab Mobilité de septembre dernier, où plus de 150 acteurs de la mobilité se sont penchés sur la mobilité de demain. Cette thématique mobilité a ici été mise en lien avec les difficultés rencontrées par le milieu culturel carolo. A l’aube des élections communales et provinciales 2018 et des régionales de 2019, nous avons ainsi voulu associer les problématiques liées à la mobilité et à la culture dans le bassin de vie carolo et proposer des pistes pour sortir de l’ornière.

Nous partons des constats suivants :

  • Charleroi et sa région constitue un véritable pôle culturel alternatif, mais qui n’est pas suffisamment soutenu ;
  • Notre région est mal desservie par les transports en commun, singulièrement en soirée.

De là émergent les deux questions suivantes :

  • Comment soutenir davantage le milieu culturel carolo ?
  • Quelle est l’adéquation entre l’offre de mobilité carolo et son offre culturelle ?

Charleroi, métropole culturelle ? Pas pour tout le monde !

Le Décret relatif aux Centres culturels et les contrats-programmes

En 2013, le décret qui gère actuellement les subsides aux centres culturels a été édicté. Il n’est mis en application que de manière progressive, au moment du renouvellement des contrats-programmes liant les centres culturels pour cinq ans.

Ce décret qui se voulait favorable aux centres culturels se révèle un vrai problème puisque les lignes budgétaires nécessaires pour le financer ne suivent pas. Alda Greoli, Ministre cdH de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a alors décidé de ne fonctionner que par tranches de 30 % et d’appliquer le principe de cofinancement : les acteurs culturels reconnus sont obligés de montrer qu’ils ont su amener des financements de manière autonome. Mais où aller chercher des moyens supplémentaires ? Les communes sont ainsi fortement sollicitées par les acteurs culturels, mais les missions qu’elles reçoivent tant du Fédéral que de la Région ont déjà rendu leurs finances exsangues…

Depuis sa désignation à la tête de la culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, Alda Greoli s’est aussi mise en devoir de revoir les subsides des acteurs culturels. S’atteler à ces questions, suspendues pendant plusieurs mois après que le cdH ait débranché la prise des gouvernements régionaux, devenait urgent. Et l’incertitude qui planait sur les acteurs culturels était intenable : sans décision, les subsides ne rentraient pas et les difficultés financières se profilaient.

Ces craintes étaient justifiées, puisque l’incertitude à fait place à une inquiétude bien réelle : comme nous l’avions soulevé lorsque les premières décisions de la Minsitre sont tombées, la culture à la sauce Greoli est bien indigeste pour les institutions culturelles carolos.

Des lieux culturels phares de Charleroi se sont ainsi vu raboter de façon draconienne les subsides promis. Alors que la Minsitre cdH promettait il y a à peine un an une enveloppe d’un million d’euros pour le secteur culturel carolo, elle est revenue sur ses promesses pour plus de 300.000 euros et met ainsi à mal le développement d’institutions novatrices qui contribuent tant au rayonnement culturel de Charleroi. Le directeur du Théâtre de l’Ancre, principal acteur concerné par cette amputation financière, s’en est d’ailleurs vivement ému à juste titre dans la presse.

Les contrats-programmes portant sur une période de cinq ans, les conséquences à long terme des décisions greoliennes risquent d’être lourdes pour le secteur culturel carolo : plusieurs productions artistiques ne verront pas le jour, et les craintes de suppression d’emplois sont réelles au sein de structures culturelles déjà fragiles.

Outre le fait que ce qui guide les choix posés par Alda Greoli reste trouble (ne revenons pas sur les subsides accordés à certaines ASBL à Dour, commune de Carlo Di Antonio), force est de constater que pour elle et pour le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS-cdH), Charleroi n’est pas une métropole culturelle digne de ce nom. Et ceci alors que tous les politiques carolos, PS et cdH compris, annoncent miser sur la culture pour permettre la renaissance de Charleroi ! Ecolo ne rentre pas dans ce jeu de dupes.

Charleroi dense

La ville de Charleroi présente un réseau d’institutions culturelles remarquablement dense, et peu de villes peuvent se targuer d’avoir un tel tissu culturel sur quelques KM² : Charleroi Danses, BPS 22, Quai 10, Eden, Théâtre de l’Ancre, Palais des Beaux-Arts, Coliséum, Vecteur, Musée de la Photographie, Rockerill,…

Mais les autorités politiques locales ont-elles pris la juste mesure de ce véritable pôle économique et touristique ? Ainsi, point d’Echevin de la Culture à part entière à Charleroi, puisque cette matière est noyée dans les compétences scabinales d’un certain Paul Magnette (PS) qui doit l’intercaler parmi ses autres prérogatives que sont le budget, la sécurité, l’aménagement du territoire et… la mobilité !

Le paradis, c’est (peut-être) ici

Face à cette forme de démission du pouvoir politique local et aux retournements de veste budgétaire régional, les institutions culturelles carolos vont devoir être imaginatives. Et c’est ce que fait l’Eden : après un important travail d’auto-évaluation et avoir interrogé Charleroi et ses habitants, l’Eden a lancé un appel public de participation à ses réflexions pour 2020-2025, période de son prochain contrat-programme. Car il ne faudrait qu’Alda (ou, nous l’espérons, son successeur) ne sabre à son tour dans les subsides de notre Paradis culturel carolo ! Rendez-vous le samedi 27 janvier 9h30 à l’Eden pour alimenter le débat.

Si Ecolo ne peut que se réjouir de voir une institution prendre son avenir en main en concertation avec les citoyens, nous constatons l’indigence du pouvoir public, tant local que régional, à l’aider dans cette voie.

FEDER : attention danger !

Une cause externe pourrait mettre à mal le renouveau culturel de le Ville Haute : le Brexit et son impact sur les budgets FEDER (Fonds européen de développement régional). Rappelons que la rénovation du Palais des Beaux-Arts, du Palais des Expositions et la construction du Palais des Congrès (budget total de EUR 55.000.000) dépendent pour 40 % de ce fonds. Il est donc grand temps d’envisager des pistes alternatives de financement si l’on ne veut pas que ces projets soient mort-nés ! Si les autres partis, au pouvoir à la Région, à la Fédération et à la Ville, ne semblent pas s’en émouvoir, Ecolo est sur la balle et surveillera de près la situation au sein de nos Parlements régionaux en interpellant les Ministres compétents en la matière dans les prochains jours.

Et maintenant, des solutions pour la culture !

La culture mérite son échevinat

A la veille des élections communales de 2018, Ecolo plaide pour la création d’un véritable Echevinat de la Culture aux compétences propres, non seulement à Charleroi mais dans les autres communes de l’arrondissement.

Une culture supracommunale

Ecolo milite pour la création, sous l’égide du Comité de Développement Stratégique ou de la Conférence des bourgmestres du Bassin de vie de Charleroi, d’une structure qui organise une forme de supracommunalité culturelle pour l’ensemble des communes de notre arrondissement. L’Association des Centres culturels de la Communauté française de Belgique (ACC, qui réunit les Centres culturels de Wallonie et de Bruxelles agréés et subventionnés par la Fédération mais également d’autres asbl du secteur socioculturel) pourrait elle aussi être mise à contribution. Les communes du Grand Chaleroi pourraient ainsi mener ensemble des projets culturels structurants et faire de Charleroi et de sa région une véritable métropole culturelle.

Les exemples chez nos voisins français ne manquent pas : Toulouse, Rennes, Lille, Grenoble,… Les objectifs sont multiples : susciter les expérimentations artistiques et l’émergence d’idées, fédérer les actions du secteur public et des acteurs culturels citoyens ou privés, mutualiser les lieux de répétition, de création et de diffusion, renforcer l’offre culturelle innovante, alternative et créative pour les habitants de Charleroi métropole, soutenir l’industrie culturelle et l’économie créative, développer l’attractivité touristique de la région, affirmer la place de la métropole culturelle de Charleroi à l’échelle régionale, nationale et internationale.

Incubateur culturel

Créons un incubateur dédié à la culture ! Un atout indéniable pour encourager les équipes artistiques à explorer de nouvelles façons de créer, de produire ou de diffuser, afin de contribuer au développement des projets artistiques. Bruxelles dispose depuis peu du premier incubateur culturel du pays, dédié aux entreprises des industries culturelles et créatives. Cette résidence d’entrepreneurs culturels pourrait accueillir des startups couvrant des domaines tels que les médias, l’animation, la musique, l’architecture, la mode, les arts culinaires,… et les accompagner pour accélérer le développement du secteur culturel. Cet outil d’accompagnement pourrait être mis sur pied dans le cadre d’un partenariat public-privé.

#prendstonabo

Ecolo lance dès aujourd’hui le hashtag #prendstonabo : une campagne destinée à soutenir les acteurs culturels de la région en incitant les citoyens à prendre un abonnement pour leurs lieux culturels carolos préférés 😉

Charleroi, Capitale européenne de la Culture 2030

Ecolo souhaite faire de Charleroi la Capitale européenne de la Culture en 2030 ! Le Parlement européen et le Conseil viennent d’adopter la liste chronologique des États membres susceptibles d’accueillir cette manifestation de 2020 à 2033. Et la Belgique est sur les rangs pour 2030 ! Certes, cette échéance paraît lointaine, mais quand on sait que Les Capitales européennes de la culture sont officiellement désignées quatre ans avant l’année effective (période nécessaire à la planification et à la préparation de l’événement) et que l’appel à candidatures est publié six ans avant l’année de la manifestation, soit en ce qui nous concerne en 2024, Charleroi doit déjà s’y préparer ! Car il y a fort à parier que le dossier de candidature devra être rentré par la majorité qui sortira des élections communales de 2018. L’occasion à nos yeux de calquer ce qui s’est fait à Mons en 2015, à savoir que la ville candidate travaille en étroite collaboration avec les communes avoisinantes pour proposer un projet culturel inclusif en faveur de toute la région. Ecolo plaide donc pour la mise sur pied, sans tarder, d’une Taskforce Culture 2030 pour mener à bien ce projet qui changera encore plus le visage du Pays de Charleroi.

Une offre culturelle alléchante, une offre de transports attrayante

Bon nombre de manifestations culturelles ont lieu en soirée, voire la nuit. Afin que toutes et tous puissent bénéficier de l’offre culturelle carolo, que ce soit une représentation iconoclaste au Théâtre de l’Ancre ou un verre (ou deux…) au Rockerill au son d’un set électro, une offre de transports en commun attrayante, singulièrement en soirée, doit sans mauvais jeu de mots voir le jour, dans la ville et au-delà. Les aspects mobilité que nous allons développer ci-dessous démontrent que nous sommes malheureusement loin du compte. Or, si nous voulons que le secteur culturel carolo touche un maximum de personne, (sur)vive et bénéficie à toute la région, une mobilité publique cohérente doit être développée.

« Charleroi Métropole » : en soirée aussi !

Charleroi et sa périphérie en voie de métropolisation

Dans la Nouvelle Gazette du 6 janvier dernier, Georges Maïllis déclarait : « Charleroi est une grande ville, les projets sont là pour le démontrer ».. Le bouwmeester ajoutait que Charleroi devait assumer sa métropolisation en 2018.

Assumer cette métropolisation, pour les écologistes, c’est surtout assumer la mise en place d’une dynamique spatiale contribuant à organiser le territoire autour d’une ville ou d’un espace urbain.

Les travaux du Comité stratégique de Charleroi Métropole planche d’ailleurs sur la mise sur pied d’un schéma de développement territorial auquel l’ensemble des Bourgmestres de la zone sont étroitement associés.

Pour ECOLO, cette dynamique nouvelle comprend deux volets capitaux : d’une part, une concentration d’hommes, d’activités et de valeurs dans un pôle urbain, et notamment une offre culturelle de qualité et une redistribution de ces attributs par le même pôle qui restructure ainsi son territoire d’influence. Ce dernier volet implique un territoire dynamique où l’offre en transport en commun est valorisée.

Pour ECOLO Charleroi, il va de soi que cette vision à long terme sur le territoire ne peut être que bénéfique pour le développement futur. Les articulations avec la périphérie sont à nos yeux capitales car pour que la « nouvelle métropole » puisse rayonner, elle doit le faire en interconnexion étroite avec sa périphérie.

Charleroi, Ville partiellement fermée après 18h30 ?

Charleroi grandit, évolue mais qui n’a pas fait le constat de rues complètement désertées le vendredi ou le samedi soir. Si Charleroi a réussi une mutation importante en journée, le bas blesse encore considérablement en soirée où son attractivité pourrait être largement accrue.

Le manque de sécurité est certainement un facteur important dans ce manque d’attractivité mais ce concept peut englober pas mal de choses : la criminalité mais aussi l’insécurité sociale ou économique. Avec la crise économique gravissime que nous traversons actuellement, l’insécurité économique et sociale est au moins aussi prégnante que les délits au sens large.

Pour ECOLO, il convient de ne pas nier les problèmes réels qui peuvent se poser en la matière mais pour nous, pour s’attaquer à l’insécurité subjective, il ne suffit pas de remédier aux phénomènes négatifs. Il faut aussi accroître la qualité de vie et la convivialité. Plus une situation comporte d’éléments agréables, plus les gens sont disposés à en accepter aussi les aspects négatifs et à relativiser certains inconvénients.

Un plus beau cadre de vie, des événements culturels, des infrastructures sportives… sont quelques exemples, parmi beaucoup d’autres, de ces accents positifs que les pouvoirs publics peuvent introduire, en y impliquant bien sûr les gens. Tout ce qui contribue concrètement à développer les possibilités de rencontre, à améliorer la qualité des espaces publics, à préserver la mixité sociale, à inclure l’autre plutôt qu’à l’exclure va dans le bon sens. Et la mobilité, les transports en commun font éminemment partie de ce « package ».

L’exemple de Gand et de Liège

Afin de permettre aux habitants de la périphérie de profiter plus longtemps de leur cœur de Ville, d’une sortie entre amis ou au théâtre, la Ville de Gand a mis sur pied avec De Lijn un réseau de nuit qui fonctionne 7 jours sur 7 jusqu’à 1 heure du matin.

Comme pendant la journée, 8 lignes de bus assurent le retour des personnes en toute sécurité vers l’extérieur de la ville.

Les informations liées aux bus de nuit de De Lijn à Gand se trouvent ici : https://www.delijn.be/fr/avond-nachtvervoer/nachtvervoer-gent.html

ECOLO s’est livré à l’analyse de ces liaisons entre le Centre de Liège et sa périphérie (au départ du Centre-Ville) le vendredi soir et le samedi soir.

En moyenne, le dernier bus de retour vers la périphérie part vers 23h tant le vendredi soir que le samedi soir.

Charleroi et son couvre-feu de la mobilité douce à 22 h

En effectuant la même analyse sur notre territoire, la régionale ECOLO Charleroi dresse un constat alarmant par rapport à l’accessibilité de l’infra-centre en transport commun à partir de la périphérie le soir venu.

Le vendredi soir, les bus se font rares. En moyenne, la dernière liaison vers les communes de l’arrondissement via les TEC est organisée aux alentours de 21h28. Pire, le samedi soir, cette même dernière liaison a lieu en moyenne vers 21h11.

Pour ECOLO, une mobilité durable passe pourtant par des transports en commun performants organisés autour d’un réseau structurant desservant à haute fréquence les grands axes de pénétration et de circulation de la ville en ce compris le soir.

Sur ce point précis, en regard de l’exemple de Gand et de Liège, Charleroi a un réel retard de développement.

Il convient d’ajouter que la moyenne liégeoise porte sur un arrondissement d’une superficie de 796 km2 alors que l’arrondissement carolorégien n’en comporte que 554 !

Pour ECOLO Charleroi, la situation est d’autant plus incompréhensible qu’en regard des deux autres grandes villes, notre région a bénéficié de travaux d’infrastructure importants, notamment grâce à l’action de ministres Ecolo.

Sous l’Olivier, l’avenir du transport en commun à Charleroi fut bel et bien une priorité dans les chiffres et dans les réalisations :

  • fermeture de la boucle du métro (initié par José Daras et inauguré par Philippe Henry) : 51 millions d’euros ;
  • extension du métro via la ligne M3 vers Gosselies : un investissement total de plus 125 millions d’euros, pour 16 km de lignes, soit le plus important chantier pour les transports en commun wallons depuis la régionalisation des transports publics en 1991.

La Wallonie doit donc donner au TEC Charleroi les moyens de mettre en place des solutions de transport entre le centre et la périphérie durant le créneau 22h-minuit. Malheureusement, on est loin du compte ! Ce sont pas moins de 86 millions € qui ont été retirés au Groupe TEC depuis le début de la législature par le Gouvernement, PS-CDH pendant trois ans, puis MR-CDH à présent.

Ce sont autant de projets de développement de l’offre qui ont été empêchés par le Gouvernement.

Vu les enjeux de dynamisation de la Ville, de dérèglement climatique, de pollution de l’air et d’embouteillages, c’est pourtant le contraire qu’il faudrait faire !

Pas mieux au niveau du train…

De la même manière, au niveau des horaires de train, l’extension en soirée des horaires paraît primordial si Charleroi entend faire jouer à plein son attractivité.

La situation est particulièrement prégnante le samedi soir où la plupart des derniers trains en direction des principales villes voisines partent avant 22h15 (excepté Namur).

Placer notre arrondissement au cœur du développement de la Wallonie, c’est aussi faire en sorte que le centre de son point central soit interconnectée plus largement via le rail aux villes voisines. Avec la réouverture du Thalys vers Paris, l’extension des horaires nocturnes de la SNCB paraît est un élément capital pour les écologistes.

Le Centre et les plus fragiles paient l’addition

ECOLO voit plusieurs grands perdants à travers cette situation dramatique :

1. Le Centre de Charleroi : les projets de développement urbanistique de l’infra-centre sont économiquement viables s’ils drainent du monde. Il est indéniable que ces projets ont renforcé l’attractivité de la Ville mais cette situation se vérifie surtout en journée le week-end. Pour assumer pleinement son statut de métropole, Charleroi doit pouvoir être plus accessible à partir de la périphérie en transport en commun de 22h à minuit. Beaucoup de personnes renoncent en effet à participer à certaines activités car leur « dernier bus » est planifié avant 22h.

2. La sécurité : les écologistes pensent que le contrôle social constitue une des meilleures réponses au sentiment d’insécurité qui règne parfois à Charleroi et dans son arrondissement. En accroissant l’offre de transport public dans le créneau 22h-00h, Charleroi drainerait de nouveaux curieux le soir. Cette situation contribuerait à lutter contre le sentiment désagréable qu’on a parfois lorsque se retrouve seul dans des rues désertes au centre de la Ville.

3. Les jeunes et les personnes les plus fragiles économiquement : sans automobile après 22h, point de salut ! Les jeunes habitant en périphérie sont les premières victimes de cette situation. Impossible pour eux de fréquenter les cinémas ou le stade de foot le soir sans l’aide d’un ami qui possède un véhicule.

4. L’environnement : à l’heure où plusieurs communes de notre arrondissement se sont engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique, l’extension des créneaux horaire en soirée paraît constituer un élément de poids.

Conclusions

Ces différents constats amènent les écologistes à demander une mobilisation forte de tous les acteurs concernés afin de renforcer l’attractivité, notamment culturelle, de notre arrondissement.

ECOLO revendique des enveloppes financières dignes de ce nom et à la hauteur des missions des opérateurs culturels de Charleroi et une politique d’accompagnement en adéquation avec l’ambition culturelle que revendique Charleroi et sa région.

ECOLO réclame un échevinat de la culture à part entière dans nos communes.

ECOLO propose la création d’un incubateur culturel pour développer l’offre culturelle dans la région et la mise sur pied de synergies culturelles entre toutes les communes du grand Charleroi.

ECOLO lance dès aujourd’hui la campagne #prendstonabo pour favoriser la prise d’abonnements auprès de nos institutions culturelles.

ECOLO souhaite faire de Charleroi la Capitale européenne de la Culture en 2030.

ECOLO réclame également avec force que des mesures soient prises afin qu’il soit possible le vendredi et le samedi soir de sortir à Charleroi tout en ayant une alternative en transport en commun vers la périphérie et les villes voisines entre 22h et minuit.

Ces actions contribueraient grandement au centre-ville de Charleroi mais aussi par corollaire aux habitants de la périphérie. De quoi faire de Charleroi une métropole à part entière !

 

Christophe CORNU et Aubry MAIRIAUX, Coprésidents régionaux

Jean-Marc NOLLET, Député fédéral

 

Retours Presse 

L’Avenir – Charleroi : des bus plus tard le vendredi et le samedi ?

La Nouvelle Gazette – Ecolo plaide pour une métropole culturelle accessible le soir

 

 

 

Démission d’Atilla Demir : Des balises démocratiques minimales de contrôle doivent être mises en place à Farciennes !

Démission d’Atilla Demir : Des balises démocratiques minimales de contrôle doivent être mises en place à Farciennes !

C’est avec stupeur que les écologistes carolos ont appris la démission d’Atilla Demir, second échevin de la Commune de Farciennes.

D’après les informations en notre possession, ce dernier aurait détourné plusieurs dizaines de milliers d’euros des caisses de la RCA au cours de ces derniers mois.

Ironie du sort, dans la Dernière Heure d’hier, Hughes Bayet, le Bourgmestre PS de Farciennes, déclarait qu’il souhaitait continuer de cumuler. A l’heure de la démission d’Atilla Demir, on peut sérieusement s’interroger sur ces déclarations. Un Bourgmestre présent plus régulièrement dans sa commune n’aurait-il pas pu prévenir ces potentiels détournements ? La question mérite d’être posée.

Par ailleurs, depuis 2012, Farciennes est une commune composée d’une très large majorité absolue PS qui ne permet pas à l’opposition un réel contrôle démocratique. Pour ECOLO, cette « affaire » montre à quel point ce type de majorité est anachronique en regard des récents scandales politiques.

ECOLO souhaite donc que des balises démocratiques minimales de contrôle soient d’urgence être mises en place à Farciennes.

Si les faits sont avérés, ECOLO souhaite, par ailleurs, que toute la transparence soit faite sur ce nouveau potentiel dossier de malversation car la confiance entre les citoyens s’érodent toujours un peu plus à cause de ces pratiques.

 

Aubry Mairiaux et Christophe Cornu

Coprésidents régionaux

 

Retours Presse

DH – Détournements à Farciennes : Ecolo s’en prend à Hugues Bayet

DH – Farciennes : l’Echevin Atilla Demir démissionne après avoir détourné des dizaines de millier d’euros

La culture à la sauce Greoli : indigeste !

La culture à la sauce Greoli : indigeste !

La Ministre de la Culture Alda Greoli vient de rendre ses décisions en matière de contrats-programmes et donc de subventions pour les différentes institutions culturelles qui dépendent de la Fédération Wallonie-Bruxelles (gouvernement PS-cdH). Et force est de constater que la culture à la sauce Greoli est bien indigeste pour les institutions culturelles carolos.

Des lieux culturels phares de Charleroi se voient raboter les subsides promis de façon draconienne, constate avec effarement Christophe Cornu, Coprésident de la Régionale Ecolo de Charleroi.  Alors que la Minsitre  cdH promettait il y a à peine un an un million d’euros pour le BPS22, le Musée de la Photographie, le Théâtre de l’Ancre et le Rockerill, elle revient sur ses promesses pour plus de 300.000 euros et met ainsi à mal le développement de ces institutions novatrices qui contribuent tant au rayonnement culturel de Charleroi. A ce niveau, ce n’est plus un rééquilibrage humain, c’est une amputation humaniste !, s’indigne Christophe Cornu.

Les contrats-programmes portent sur une période de cinq ans. Les conséquences à long terme de ce retournement de veste greolien risquent donc d’être lourdes pour le secteur culturel carolo : plusieurs productions artistiques ne verront pas le jour, et les craintes de suppression d’emplois sont réelles au sein de ces structures culturelles déjà fragiles.

J’imagine que la programmation alternative du Théâtre de l’Ancre ou encore les apéros industriels du Rockerill ne soient pas la tasse de thé de la Minsitre Greoli, mais de là à saper les efforts des milieux culturels carolos qui sont des acteurs majeurs du renouveau de Charleroi, c’est un parti pris des plus rétrogrades, assène le Coprésident régional des Verts.

Luc Parmentier, Conseiller communal Ecolo de Charleroi, craint par ailleurs que les nouveaux projets menés par le centre culturel EDEN et le pôle image du Quai 10 ne soient eux aussi impactés. Une stagnation voire une diminution des subsides à ces deux institutions serait une gifle supplémentaire au renouveau culturel de notre Métropole, lance vertement le Conseiller carolo. Ne restons pas les bras croisés et revendiquons des enveloppes financières dignes de ce nom et à la hauteur des missions de nos opérateurs culturels !

A quelques mois des élections régionales, l’honnêteté intellectuelle voudrait que la Ministre humaniste reconnaisse a minima qu’elle n’a pas tenu parole, et ensuite qu’elle s’engage à rectifier le tir. La méconnaissance manifeste du terrain culturel carolo dans le chef de la Minsitre Greoli ne peut être une excuse à ses décisions dommageables. Peut-être ses coreligionnaires humanistes de Charleroi pourraient-ils l’aiguiller plus judicieusement ? En tout cas, la culture au rabais, très peu pour Ecolo !, conclut Christophe Cornu.

Christophe CORNU, Coprésident régional

Luc PARMENTIER, Conseiller communal à Charleroi

 

Retours Presse 

La Nouvelle Gazette – Ecolo soutient le monde culturel carolo

DH – Charleroi : Ecolo et MR taclent la ministre de la culture