Depuis plusieurs années, le plan d’entretien des bords de voiries de la Région Wallonne fait débat et irrite de nombreux citoyens, riverains, usagers et politiques. En 2014, Isabelle Meerhaeghe, alors députée Wallonne, interpellait déjà le ministre de l’époque sur ces mêmes questions…

Un entretien nécessaire, tout le monde en conviendra, cependant sa mise œuvre interpelle. En effet, à force d’abattage et de coupes drastiques, nos bords de routes et autoroutes sont devenus des espaces désertiques, affectant le paysage, la biodiversité et le confort des riverains.

Pourtant, cette situation n’a pas l’air d’inquiéter les responsables de l’administration wallonne et le ministre Di Antonio qui continuent de justifier ces travaux par un impératif besoin de sécurité et promettent « plus de dégagement, plus de luminosité et, parfois même, de nouvelles perceptions du paysage ».

Ce défrichage intensif est même érigé en méthodologie à appliquer lors des opérations d’entretien, pour les périodes hivernales de 2017 à 2020, des bermes centrales et latérales. A titre d’information, pour la première période de coupe (oct 2017 – mars 2018) 100 ha ont déjà été coupé.

ECOLO ne considère pas à la légère la sécurité routière. « Parler du coût de l’entretien sans comptabiliser le coût en matière de biodiversité, ça nous paraît simplement irresponsable » reprend Christophe Clersy, tête de liste à la Région Wallonne. En effet, les bords des routes représentent un enjeu primordial pour la biodiversité. Et face à l’urgence climatique, chaque action compte. Il convient donc, au moment même où des milliers de citoyens, jeunes et moins jeunes, réclament des mesures pour la protection de la planète de mesurer et peser nos actes. L’entretien des voiries ne peut se concevoir sans prendre en compte des critères environnementaux.