Comme le révèle le quotidien L’Echo dans ses colonnes ce 12 décembre, depuis 1971, l’Institut national des Radioéléments (IRE) stocke des déchets nucléaires qui n’ont jamais été évacués. La limite légale de stockage a été atteinte et sur base de plusieurs dérogations de l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN), elle a pu être dépassée.

Pourtant, ces dérogations n’ont fait que repousser le problème et aujourd’hui, c’est la Cour des Comptes qui rejoint certaines préoccupations des écologistes en la matière : “L’accumulation des matières irradiées sur le site de Fleurus risque de mettre en péril la continuité de l’exploitation”, affirme-t-elle. En effet, dès la fin de l’année 2019, la capacité administrative autorisée sur le site sera de nouveau atteinte, et en 2021 c’est le seuil de la capacité physique d’entreposage qui sera franchi.

Pour ECOLO, cette problématique pose, au delà de l’aspect économique, plusieurs questions de transparence et de sécurité environnementale :

Quid de l’évacuation des quatre containers spéciaux contenant de l’uranium irradié sachant que le projet de les envoyer à Mol relève à ce stade d’une douce utopie ?

De quel volume de déchets parle-t-on aujourd’hui ? Il est absolument nécessaire que la transparence puisse être faite sur cette information et sur l’attitude de l’AFCN concernant d’éventuelles nouvelles dérogations par rapport aux normes légales. La transparence nucléaire n’est décidément pas encore à l’ordre du jour, plus on en parle, moins on la voit.

ECOLO, par la voix de Jean-Marc NOLLET, député fédéral, interpellera le Ministre de l’Intérieur sur ces deux questions. Par ailleurs, dans les conseils communaux concernés et à la province, ECOLO demandera des garanties solides quant aux solutions structurelles envisagées par l’IRE pour l’évacuation de ces déchets.

Les écologistes continueront à être vigilants sur cette question de sécurité publique élémentaire.

Les Coprésidents Régionaux Ecolo Charleroi Métropole

Marine Biset, Christophe Cornu et Aubry Mairiaux